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  • Photo du rédacteurElisabeth

Du monde sur les pontons de Ponta Delgada

A chaque étape ses réparations. Nous serons restés à Sao Miguel plus de dix jours, durée nécessaire pour faire réparer notre enrouleur de génois et attendre la bonne fenêtre météo pour repartir sur l’île voisine de Santa Maria. Fou de Bassan nous enseigne la patience. Et c’est tant mieux. Grâce à cette escale prolongée, nous avons pu accueillir des membres de notre famille à bord et nous faire de nouveaux amis sur les pontons et, par le plus pur des hasards, retrouver Steeve et Corinna, des amis navigateurs embarqués sur le Mauritius, un voilier de la Fondation Pacifique basée à Genève.


Le monde est un village. Reçu ces trois messages, le même jour :


Message de Christine

« Coucou, comment vas-tu ? Tu es encore aux Açores ? Nous venons d’arriver sur l’île de Sao Miguel. Biz »


Christine, c’est ma cousine. Elle vit à Genève, je vis à Lausanne. Maintes fois nous nous sommes promises de passer une soirée ensemble. Soixante kilomètres nous séparent. Ce n’est pas la mer à boire. Pourtant, malgré toute notre bonne volonté, notre plan a échoué. Nous avions toujours une bonne excuse.


Message d’Antoinette


« J’ai croisé Steeve ce matin, il s’apprête à embarquer pour Sao Miguel, sur un trois-mâts appartenant à la Fondation Pacifique. Objectif : embarquer des jeunes en rupture et favoriser leur réinsertion. Tu le croiseras peut-être. »


Steeve, c’est un ami et ancien collègue qui a bourlingué autour du monde à la voile quand il était jeune. Piqué par le virus, il a embarqué quelques années plus tard sa compagne Corinna et leurs jeunes enfants sur une embarcation d’à peine quarante pieds pour retourner dans les îles du Pacifique.

Quand il me racontait ses aventures en mer, il me faisait rêver.

Nous nous étions perdus de vue, car nous ne travaillions plus dans le même établissement scolaire.

Nous avions toujours une bonne excuse.


Par chance, avec Christine et Steeve, le hasard a joué en notre faveur en faisant fi de la distance physique et des bonnes excuses.


Il y avait encore ce message de Dominique


« Si vous restez quelques jours à Sao Miguel, je pourrais venir vous trouver. »

Dominique, c’est le frère de Bernard.

C’était une bonne surprise. Nous avons été très contents quand il nous a annoncé qu’il viendrait passer quelques jours avec nous à Ponta Delgada.


Rien ne vaut un problème pour se faire des amis

Je ne vous raconterai pas en détail l’épisode de l’enrouleur de gennaker qui ne voulait plus tourner, ni celui de l’affichage de charge des batteries qui mentait. Je garde ces histoires pour nos voisines et voisins de ponton car c’est une bonne entrée en matière pour faire leur connaissance. Car il faut savoir qu’une fois au port, le thème « problème technique » est un des sujets de prédilection de tout ce petit monde de la voile. Conclusion : rien ne vaut un problème pour se faire des amis.

C’est ainsi par exemple, qu’à la marina de Ponta Delgada, nous avons fait la connaissances d’Yves, Anne et Philippe, l’équipage sympathique de 2Noé, avec lesquels nous avons partagé des moments conviviaux et aussi appris un peu plus ce que Fou de Bassan avait dans le ventre.


Les Açores sont des îles volcaniques. Les volcans auraient-ils la propriété de réchauffer les cœurs ?

Lago Verde et Lago Azul, dans la caldeira de Sete Cidades, île de Sao Miguel © Bernard Thorens


La côte sauvage de Sao Miguel © Bernard Thorens

Tous ces moments avec la famille, les amis, pendant lesquels nous avons contemplé ensemble des paysages d’une beauté à couper le souffle, randonné autour des cratères des volcans, admiré le spectacle des vagues venant se fracasser contre les falaises de pierre de lave, plongé dans les rouleaux de l’océan, mangé, bu, ri, essayé de soigner les bobos de Fou de Bassan, nous ont rendus heureux.


A Sao Miguel, nous n’avions plus de fausses excuses.

Fou de Bassan nous a offert ces rencontres et ces moments de partages uniques.




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